mardi 23 juin 2015

La trilogie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien: de la fantaisy pour lecteurs avertis


Un bébé développe ses sens tout au long de la grossesse. Et il y a de nombreux moyens de communiquer avec son enfant. L'ouïe, l'écoute en est un puissant.
Quel rapport avec Tolkien?
Et bien je ne suis pas une grande bavarde. Pourtant c'est important de parler à son bébé pendant la grossesse, du moins de faire entendre sa voix. Je ne voulais pas rater ça. Mais franchement, je ne savais pas trop quoi lui raconter.
Alors je me suis lancée un défis. Pendant tout mon troisième trimestre de grossesse, j'ai voulu lire à voie haute des livres à mon plancton. Il me fallait quelque chose d'assez long pour me tenir tout le dernier trimestre, mais aussi de fun pour que je ne me lasse pas. En plus, c'était un bon moyens de m'occuper alors que je passais mes journées sur le canapé telle une baleine échouée.

J'ai donc choisi de lire la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien.
Alors bien sur, j'ai vu les films comme tout le monde, et j'avais hâte de découvrir si Gollum était aussi flippant dans le livre qu'au cinéma. J'avais également un peu peur de retrouver le style "enfantin" qu'il avait utilisé pour le Hobbit.


Alors, l'histoire on la connait tous. Nous sommes dans un monde médiévalo-fantastisque où cohabitent les hommes, les elfes, les nains, les méchants orques et à l'écart de toute agitation, les hobbits. Ce monde a une histoire très riche et s'est construit grâce aux anneaux aujourd'hui perdus: trois pour les elfes, sept pour les nains, neuf pour les hommes et enfin, un anneaux qui les gouverne tous: celui de Sauron, le grand méchant du Mordor. Cet anneaux d'un immense pouvoir a sa propre volonté. Il manipule envoûte ses porteurs jusqu'à revenir à son premier possesseur. Et celui qui le met à son doigt devient invisible.
Pendant des siècles, cet anneaux était perdu. Aujourd'hui retrouvé, Sauron va tout faire pour le récupérer. Une seule solution: le détruire. La terre du milieu va entrer en guerre pour cet anneaux, tandis que deux vénérables hobbit vont affronter seul le chemin jusqu'à la montagne du Destin où coule la lave qui pourra détruire l'anneau.

Je ne vais pas détailler le contenu des trois livres, ils sont trop riches pour ça, mais il s'agit essentiellement de récit de voyage, de scènes de bataille, de magie, d'affrontement entre les différents peuples, de courage et de bravoure.

Ce que j'en pense?
Mon Dieu que c'est long!! Et fastidieux! Sur la couverture il est écrit "à partir de 11ans". Honnêtement, j'ai du mal à imaginer d'un enfant puisse apprécier cette lecture ou même aller jusqu'au bout. D'abord, les descriptions sont permanentes et interminables. Je pense que Tolkien a du rater une vocation de cartographe. A chaque fois que les personnages font un pas, il décrit ce qu'ils peuvent voir devant, derrière, à l'ouest, à cent mettre à l'est du petit rocher en forme d'écureuil, au sud du troisième virage sur le quatrième chemin de l'embranchement situé légèrement à droite de l'arbre en forme de tipis norvégiens etc etc. C'est pénible, ça casse toute la dynamique, c'est épuisant.
L'histoire en elle même est plutôt pas mal, mais malgré la richesse du monde qu'il a crée de toute pièce, je trouve que ça manque de profondeur. On est trop dans la description des faits et pas assez dans la psychologie des personnages ou du moins dans leur ressentis. On a l'impression que cette histoire n'est que le prétexte pour décrire ce monde qu'il a créée de A à Z. Il a d’ailleurs fournis là un travail impressionnant et remarquable.

Pour ma part, on peut tout à fait se contenter des films. Même s'ils sont bien sur très édulcorés et s'ils s'éloignent de plus en plus des livres au fur et à mesure de leur avancée (celà dis, je n'est pas vu les versions longues, alors cette critique est peut être à relativiser), ils reflètent bien mieux l'esprit d'aventure, de quête, de bravoure que l'on attend de ce genre d'histoire.
 Et je n'ai pas envie de découvrir davantage l'univers de Tolkien, on est largement rassasié avec ces livres là.

Pour finir, je voulais partager une réflexions qui me taraudait déjà quand javais vu les films mais qui m'est encore plus évidente avec les livres: Frodon et Sam, ils ont fricoté ensemble, on est d'accord?

mardi 9 juin 2015

Le poison d'amour d'Eric Emmanuel Schmitt: amours et amitiés adolescentes


Je continue le rattrapage de mon retard dans les articles littéraires avec le dernier roman d'Eric Emmanuel Schmitt: Le poison d'Amour.


De quoi ça parle?
Julia, Anouchka, Colombe et Raphaëlle sont quatre lycéennes liées par une amitié profonde et indéfectible. Elles livrent dans leur journal leur ressentis, peurs vécus, leur peurs et leurs doutent quant à se sentiment si difficile qu'est l'amour. Alors que Roméo et Juliette est en train de se monter dans leur lycée, une tragédie se prépare.

Ce que j'en pense?
D’abord, j'aime cette couverture qui est bien sur le pendant du précédent roman de Schmitt: L'élixir d'Amour,ce trait d'union entre ces deux livres qui s’interrogent sur ce qu'est l'amour dans tout les sens du terme.
L'amour est un thème universel, et pourtant on trouve toujours de nouvelle manière de l'aborder.
Schmitt de me déçois pas ici. C'est bouleversant, même si je ne suis pas sure que les adolescentes d'aujourd'hui sauraient aussi bien mettre en mots leurs ressentis. En tout cas, moi j'aurais aimé écrire de cette façon à seize ans.
Cette histoire est tragique mais surtout très belles. Comme d'habitude, je le recommande.

lundi 8 juin 2015

Bienvenue au Paradis de Bernard Werber: recyclage de thème pour une pièce de Théâtre


Comme vous le savez, je ne manque aucune sortie de Bernard Werber. Aussi quand il a annoncé sur sa page facebook, la sortie directement au format poche de sa pièce de Théâtre: Bienvenue au Paradis, je me suis jetée dessus.



Il s'agit donc du texte qui n'avait jamais été publié de sa pièce jouée à Bordeaux et à Paris en 2011 et 2013 si je ne me trompe pas.

De quoi ça parle?
Anatole Pichon fait la désagréable découverte de la mort. Il pense naturellement entrer directement au Paradis, mais ce n'est pas si simple. Le Paradis,ça se mérite, et il faut prouver qu'on y a sa place: c'est le Jugement dernier.  Il y a donc un juge, un avocat et un procureur.
Mais il n'est pas facile de se justifier lorsque l'on découvre que les valeurs du paradis ne sont pas du tout les mêmes que ce que nous apprend la pratique humaine.
Anatole va devoir défendre chèrement son âme. Sinon? Il retournera sur terre!

Ce que j'en pense?
C'est une pièce sympathique et plutôt drôle, qui doit être très agréable à voir sur scène.
Le jugement dernier et les portes du paradis, sont un thème cher à Werber qu'il avait déjà longuement exploité dans "L'empire des Anges".
J'adore la vision de la vie, de la mort, du futur de Werber, mais je trouve dommage que lorsqu'il trouve une bonne idée, il l'exploite jusqu'à plus soif. Il est tellement talentueux, il n'a pas besoin de recycler ces idées pour faire de bonnes pièces.