mardi 23 juin 2015

La trilogie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien: de la fantaisy pour lecteurs avertis


Un bébé développe ses sens tout au long de la grossesse. Et il y a de nombreux moyens de communiquer avec son enfant. L'ouïe, l'écoute en est un puissant.
Quel rapport avec Tolkien?
Et bien je ne suis pas une grande bavarde. Pourtant c'est important de parler à son bébé pendant la grossesse, du moins de faire entendre sa voix. Je ne voulais pas rater ça. Mais franchement, je ne savais pas trop quoi lui raconter.
Alors je me suis lancée un défis. Pendant tout mon troisième trimestre de grossesse, j'ai voulu lire à voie haute des livres à mon plancton. Il me fallait quelque chose d'assez long pour me tenir tout le dernier trimestre, mais aussi de fun pour que je ne me lasse pas. En plus, c'était un bon moyens de m'occuper alors que je passais mes journées sur le canapé telle une baleine échouée.

J'ai donc choisi de lire la trilogie du Seigneur des Anneaux de Tolkien.
Alors bien sur, j'ai vu les films comme tout le monde, et j'avais hâte de découvrir si Gollum était aussi flippant dans le livre qu'au cinéma. J'avais également un peu peur de retrouver le style "enfantin" qu'il avait utilisé pour le Hobbit.


Alors, l'histoire on la connait tous. Nous sommes dans un monde médiévalo-fantastisque où cohabitent les hommes, les elfes, les nains, les méchants orques et à l'écart de toute agitation, les hobbits. Ce monde a une histoire très riche et s'est construit grâce aux anneaux aujourd'hui perdus: trois pour les elfes, sept pour les nains, neuf pour les hommes et enfin, un anneaux qui les gouverne tous: celui de Sauron, le grand méchant du Mordor. Cet anneaux d'un immense pouvoir a sa propre volonté. Il manipule envoûte ses porteurs jusqu'à revenir à son premier possesseur. Et celui qui le met à son doigt devient invisible.
Pendant des siècles, cet anneaux était perdu. Aujourd'hui retrouvé, Sauron va tout faire pour le récupérer. Une seule solution: le détruire. La terre du milieu va entrer en guerre pour cet anneaux, tandis que deux vénérables hobbit vont affronter seul le chemin jusqu'à la montagne du Destin où coule la lave qui pourra détruire l'anneau.

Je ne vais pas détailler le contenu des trois livres, ils sont trop riches pour ça, mais il s'agit essentiellement de récit de voyage, de scènes de bataille, de magie, d'affrontement entre les différents peuples, de courage et de bravoure.

Ce que j'en pense?
Mon Dieu que c'est long!! Et fastidieux! Sur la couverture il est écrit "à partir de 11ans". Honnêtement, j'ai du mal à imaginer d'un enfant puisse apprécier cette lecture ou même aller jusqu'au bout. D'abord, les descriptions sont permanentes et interminables. Je pense que Tolkien a du rater une vocation de cartographe. A chaque fois que les personnages font un pas, il décrit ce qu'ils peuvent voir devant, derrière, à l'ouest, à cent mettre à l'est du petit rocher en forme d'écureuil, au sud du troisième virage sur le quatrième chemin de l'embranchement situé légèrement à droite de l'arbre en forme de tipis norvégiens etc etc. C'est pénible, ça casse toute la dynamique, c'est épuisant.
L'histoire en elle même est plutôt pas mal, mais malgré la richesse du monde qu'il a crée de toute pièce, je trouve que ça manque de profondeur. On est trop dans la description des faits et pas assez dans la psychologie des personnages ou du moins dans leur ressentis. On a l'impression que cette histoire n'est que le prétexte pour décrire ce monde qu'il a créée de A à Z. Il a d’ailleurs fournis là un travail impressionnant et remarquable.

Pour ma part, on peut tout à fait se contenter des films. Même s'ils sont bien sur très édulcorés et s'ils s'éloignent de plus en plus des livres au fur et à mesure de leur avancée (celà dis, je n'est pas vu les versions longues, alors cette critique est peut être à relativiser), ils reflètent bien mieux l'esprit d'aventure, de quête, de bravoure que l'on attend de ce genre d'histoire.
 Et je n'ai pas envie de découvrir davantage l'univers de Tolkien, on est largement rassasié avec ces livres là.

Pour finir, je voulais partager une réflexions qui me taraudait déjà quand javais vu les films mais qui m'est encore plus évidente avec les livres: Frodon et Sam, ils ont fricoté ensemble, on est d'accord?

mardi 9 juin 2015

Le poison d'amour d'Eric Emmanuel Schmitt: amours et amitiés adolescentes


Je continue le rattrapage de mon retard dans les articles littéraires avec le dernier roman d'Eric Emmanuel Schmitt: Le poison d'Amour.


De quoi ça parle?
Julia, Anouchka, Colombe et Raphaëlle sont quatre lycéennes liées par une amitié profonde et indéfectible. Elles livrent dans leur journal leur ressentis, peurs vécus, leur peurs et leurs doutent quant à se sentiment si difficile qu'est l'amour. Alors que Roméo et Juliette est en train de se monter dans leur lycée, une tragédie se prépare.

Ce que j'en pense?
D’abord, j'aime cette couverture qui est bien sur le pendant du précédent roman de Schmitt: L'élixir d'Amour,ce trait d'union entre ces deux livres qui s’interrogent sur ce qu'est l'amour dans tout les sens du terme.
L'amour est un thème universel, et pourtant on trouve toujours de nouvelle manière de l'aborder.
Schmitt de me déçois pas ici. C'est bouleversant, même si je ne suis pas sure que les adolescentes d'aujourd'hui sauraient aussi bien mettre en mots leurs ressentis. En tout cas, moi j'aurais aimé écrire de cette façon à seize ans.
Cette histoire est tragique mais surtout très belles. Comme d'habitude, je le recommande.

lundi 8 juin 2015

Bienvenue au Paradis de Bernard Werber: recyclage de thème pour une pièce de Théâtre


Comme vous le savez, je ne manque aucune sortie de Bernard Werber. Aussi quand il a annoncé sur sa page facebook, la sortie directement au format poche de sa pièce de Théâtre: Bienvenue au Paradis, je me suis jetée dessus.



Il s'agit donc du texte qui n'avait jamais été publié de sa pièce jouée à Bordeaux et à Paris en 2011 et 2013 si je ne me trompe pas.

De quoi ça parle?
Anatole Pichon fait la désagréable découverte de la mort. Il pense naturellement entrer directement au Paradis, mais ce n'est pas si simple. Le Paradis,ça se mérite, et il faut prouver qu'on y a sa place: c'est le Jugement dernier.  Il y a donc un juge, un avocat et un procureur.
Mais il n'est pas facile de se justifier lorsque l'on découvre que les valeurs du paradis ne sont pas du tout les mêmes que ce que nous apprend la pratique humaine.
Anatole va devoir défendre chèrement son âme. Sinon? Il retournera sur terre!

Ce que j'en pense?
C'est une pièce sympathique et plutôt drôle, qui doit être très agréable à voir sur scène.
Le jugement dernier et les portes du paradis, sont un thème cher à Werber qu'il avait déjà longuement exploité dans "L'empire des Anges".
J'adore la vision de la vie, de la mort, du futur de Werber, mais je trouve dommage que lorsqu'il trouve une bonne idée, il l'exploite jusqu'à plus soif. Il est tellement talentueux, il n'a pas besoin de recycler ces idées pour faire de bonnes pièces.


mercredi 20 mai 2015

Pétronille d'Amélie Nothomb: un roman pétillant

Bon, je sais que tout le monde l'a surement déjà lu, étant donné qu'il est sortit en septembre comme d'habitude, et qu'il doit y avoir des centaines d'articles sur le sujet, mais ce n'est pas grave.

Je vais vous parler du dernier roman d'Amélie Nothomb: Pétronille


De quoi ça parle?
Amélie met en scène son amour pour le champagne, que l'on avait déjà pu entrevoir dans Barbe Bleue, et son improbable amitié avec une de ses lectrices, aussi fantasque que son prénom: Pétronille

Ce que j'en pense?
C'est une roman assez frais et pétillant tout comme le champagne qui est finalement le personnage principal. Et le final est assez surprenant. C'est très plaisant.

Si j'avais une critique, ce ne serait pas contre ce roman mais plutôt contre l'auteur. Je suis une fan et une fidèle de son  travail depuis mon adolescence, mais depuis quelques années, j'ai la désagréable impression que le personnage qu'elle s'est forgée prend le pas sur ce qu'elle écrit.
Si on dit de certain qu'ils s'écoutent parler, j'ai l'impression qu'elle, elle se regarde écrire. Et même si celui-ci est plutôt réussi, ses romans pseudo autobiographiques commencent à sérieusement me fatiguer. J'aimerai vraiment retrouver la dialoguiste de génie de Péplum et Hygiène de l'assassin.




mardi 19 mai 2015

Nous étions les hommes de Gilles Legardinier: Un thriller humaniste

Ouh la la! Cela fait une éternité que je n'ai pas posté d'article littéraire (d'article tout court d’ailleurs)
Pourtant j'ai des tonnes de livres dont il faut que je vous parle. Mais que voulez-vous, s'occuper d'un plancton tout neuf, ça éloigne des écrans!

Je vais essayer de combler mon retard avec tout d’abord le deuxième thriller d'un auteur que j'affectionne tout particulièrement: Nous étions les Hommes de Gilles Legardinier





Alors, de quoi ça parle?
Le docteur Scott Kinross et la génétiennne Jenni Cooper travaillent ensemble sur la maladie d'alzheimer. Lorsqu'ils font une découverte fondamentale sur cette maladie en particulier et l'avenir de l'humanité en général, ils vont se confronter à des enjeux qui les dépasses. Mais ils ne sont pas les seuls à s'interroger sur notre condition d'être humain et à vouloir en savoir plus sur notre évolution.

Ce que j'en pense?
C'est un thriller scientifique mais surtout humaniste. La mise en scène est parfaitement rythmée, les décors impressionnants, les personnages sont profonds et attachants, le suspense est superbement dosé. Mais surtout, j'aime énormément la façon dont il nous pousse à nous interroger sur notre condition d'être humains.

J'adore la sensibilité de Legardinier, cette pudeur, et cette douceur qui émane de son style. C'est toujours respectueux.  Et le travail de documentation qu'il a du fournir pour cette histoire est impressionnant.

C'est un coup de coeur. Je le recommande vivement!







mercredi 18 mars 2015

Rapide et intense: la naissance d'un plancton (2ème partie)


J'ai terminé le ler épisode du récit de mon accouchement au moment où la sage-femme m'annonce que nous allons nous installer en salle de travail

Je me retrouve donc allongée, en blouse bleue, avec une aiguille dans le bras et une charlotte sur la tête. Et je hurle. Mais vraiment. On dirait un cochon qu'on égorge. Les sages-femmes m'engueulent, elles me disent que je vais faire peur à l'autre maman dans la salle d'à côté. On me propose la péridurale que j'accepte malgré le fait que je voulais aller le plus loin possible sans. Mais l'attente de l’anesthésiste va me sembler durer une éternité. En attendant on me propose un masque (d'oxygène, de gaz hilarant? j'en sais rien) mais je n'arrive pas à m'en servir comme il faut, je n'arrive pas à respirer correctement pendant les contractions, je ne peux que hurler, alors c'est inefficace.

Cette sensation est terrible. C'est une vague qui part du ventre et qui me submerge, j'ai l'impression de m'y noyer, je ne vois plus rien, je ne sens plus rien, je ne sais pas où je suis, je suis totalement vulnérable, il pourrait se passer n'importe quoi, je suis complètement à la merci des gens autour. Pendant tout le travail et la naissance proprement dite, il n'y aura que la voix de mon mari qui me parviendra de façon nette, comme un phare dans la tempête. Les voix des médecins et sage-femme ne me parviennent que de très loin, comme floues.

Enfin, l'anesthésiste arrive. Je suis alors dilatée à 7. Mon homme doit sortir, il en profite pour aller faire les papiers administratifs et aller chercher la valise du plancton, parce que ce que nous avions préparé et mis dans le panier pour la naissance ne convient pas à la Sage-Femme!

La pose de la péridurale est une épreuve. Il ne faut pas bouger, alors je hurle de plus belle pendant les contractions, et l’anesthésiste m’engueule parce qu'elle n'arrive pas à se concentrer. Je vais un effort dantesque pour me maîtriser.

Elle fait effet rapidement et est très bien dosée, je n'ai pas mal, mais je sens très bien se qui se passe dans mon corps, j'ai juste les jambes un peu engourdies.
Mon homme revient vite. Je revis.

Je suis à dilatation complète. La SF me propose d'attente quand même un peu que le plancton descende encore , si on s'y met de suite, il faudra d'avantage pousser.
Je peux attendre. Mais l'envie de pousser est là. honnêtement c'est la même sensation que lorsqu'on doit se retenir d'aller aux toilettes (glamour toujours).

Ça pousse de plus en plus. La SF revient avec le gynéco. Ce n'est pas celui qui m'a suivit, je ne le connais pas mais honnêtement je m'en fou. Ils se mettent en place. Je ne sais absolument pas ce qu'ils vont trafiquer pendant la naissance. Je ne les entends pas, je ne les vois plus, je suis dans un autre monde, je sais juste que mon homme est auprès de moi, et c'est tout ce dont j'ai besoin.

C'est donc le moment de pousser. Les médecins me laissent totalement le champs libre. C'est moi qui leur indique quand vient la contraction et que c'est alors le moment de pousser. J'ai alors le sentiment d'avoir le contrôle sur ce qui se passe et c'est génial. Je voulais vraiment être active pendant mon accouchement et ne pas le "subir".

Alors je pousse, de manière très instinctive. Je sent parfaitement mon bébé qui se fraye un passage, et j'entend très vaguement les médecins me dire que je fait du bon travail.

Je les entend également me dire que la poche des eaux s'est rompues. Et puis soudain, un bruit. Qui va immédiatement me ramener à la réalité. Je n'ai rien senti mais je sais parfaitement ce que c'est. CLAC. Il m'a découpé. L'épisio, ma hantise. Sur l'instant  ce bruit traumatisant s'estompe vite, j'ai autre chose à penser. Mais avec le recul je suis terriblement en colère. Un homme m'a entaillé la chair, sans mon consentement, dans un moment de la vie où j'étais le plus vulnérable. Je ne vais pas remettre en cause la nécessité de ce geste, mais bordel, ça lui aurait écorché la gueule d'au moins prévenir et dire ce qu'il faisait?!

Bref. Une poussée de plus. La SF me propose de sentir le bébé qui est juste là. Je touche quelque chose, ce n'est pas mon corps, c'est mon tout petit, c'est incroyable.
Encore une poussée. Un cri. Ce n'est pas moi, c'est mon Plancton. Il n'est même pas encore totalement sorti qu'il donne déjà de la voix!

Et puis enfin on me le pose sur le ventre. Mon tout petit. Il est parfait. Je vois mon homme verser quelques larmes. Moi je ne réalise pas encore. Mais c'est magique.

On me le reprend bientôt pour lui faire les premiers soins. C'est dans la même pièce et je peux voir tout ce qu'on lui fait pendant que le Gynéco s'affaire à me recoudre et à faire tout ce qu'il y a à faire à ce moment là.

Quand tout est terminé, on me redonne mon plancton. Pendant deux heures,  il sera tout contre moi. Nous nous découvrons tout les trois. C'est magique.

Notre nouvelle vie commence



lundi 16 mars 2015

Rapide et intense: la naissance d'un plancton (1er partie)

Je pose le regard sur ma droite et je vois mon tout petit qui dors profondément dans son berceau. Je suis seule à la maison avec lui. Mon homme est repartit travailler. Après un mois passé à se découvrir tout les trois, il fallait bien que ça arrive.
Je prends mes marques dans mon nouveau rôle et il est temps pour moi de faire le récit du jour où je suis devenue mère.


Cette grossesse s'est merveilleusement bien passée. Physiquement tout va bien. Je passe mes journées en mode baleine échouée sur le canapé, mais je n'ai pas mal au dos et je dors bien. Néanmoins, je commence à en avoir marre, et j'avoue que les dernières semaines, l'envie de retrouver mon corps et ma mobilité se fait de plus en plus sentir, sans parler de l'impatience de rencontrer enfin notre bonhomme.
Mon homme aussi s'impatiente. Il angoisse terriblement à l'idée que je l'appelle pendant qu'il est au travail et qu'il doive partir en catastrophe.
Alors on marche, je fais le ménage mais rien n'y fait. Pas de contraction, en tout cas rien de perceptible, ou de douloureux.
Et puis, le spectre du diabète gestationnel est toujours là. Les médecins me surveillent comme le lait sur le feu, tout va bien, le col évolue doucement mais ils ne veulent pas que je dépasse le terme.
J'étais contre le déclenchement (sauf impératif médical bien sur), et lors d'une énième visite de contrôle le jeudi 5 février, on m'explique qu'on peut attendre encore un peu, mais que le mardi suivant, il faudra se décider pour un éventuel déclenchement le jour du terme ou la veille.
L'idée fait petit à petit son chemin dans ma tête. J'ai vraiment hâte que le plancton arrive et j'avoue que j'aime bien l'idée qu'il naisse le jour de la Saint Valentin ou  la veille: un vendredi 13. Et puis ça nous laisserait la semaine pour faire nos dernières sorties à deux: un cinéma ou un resto. J'aurais presque envie qu'il ne se décide pas tout seul pour qu'on me déclenche un de ces jours là.

Le lendemain, se passe comme les autres jours, pas de douleur, pas de contraction, rien qui annoncerait que quelque chose se met en place. Nous partons nous coucher comme d'habitude et je m'endors comme un bébé, comme d'habitude.
Je me réveille à 5h du matin, j'ai mal au ventre. Ça doit être notre pizza hebdomadaire de la veille au soir qui doit avoir du mal à passer. Fait étrange: mon homme aussi se réveille, sans raison apparente. On tente de se rendormir. Mais quelques minutes plus tard, la douleur me fait à nouveau ouvrir les yeux. Je m'interroge, serait-ce ça les contractions? J'ai plutôt l'impression d'avoir besoin d'aller aux toilettes (oui on va oublier le glamour dans cet article), d'ailleurs, ça restera une obsession et à partir de là je vais aller aux toilettes toutes les 5 minutes tellement je vais avoir peur de "m'oublier" sur la table de travail.
En attendant je me lève rapidement, cette douleur est très forte, dure quelques dizaines de secondes et ça se calme. Je ne tiens plus en place. Je n'ai plus de doute sur la nature de ces "spasmes". Je regarde l'heure pour essayer de voir si c'est régulier et si ça se rapproche mais je n'arrive pas tellement à me concentrer. Mon homme aussi s'est levé. Nous déjeunons, mais je ne peux rien avaler. Moi, pour qui la bouffe est si importante, c'est un signe!
La douleur s'intensifie de plus en plus et me rend particulièrement grossière. Je passe chaque contraction accroupie en sortant tout les noms d'oiseaux possibles et inimaginables. Et le volume sonore de mes vociférations s'intensifie en même temps que la douleurs.
Je décide tout de même d'aller me doucher, tant que je le peux encore. C'est idiot mais je ne pense qu'à une chose: me raser les jambes et mettre de jolies chaussettes!

Il est 9h, les noms d'oiseaux commencent à disparaître, la douleur est trop forte pour que j'arrive à formuler quoi que ce soit de cohérent pendant les contractions, mais les cris sont bien là et nous décidons de partir à la maternité. J'ai peur qu'ils ne me disent que le travail n'est pas assez avancé et qu'il faut rentrer.
Heureusement le trajet est rapide, il n'y a pas grand monde sur la route, et entre deux contractions mon homme et moi pouvons discuter normalement.

Arrivés sur la parking de la clinique nous trouvons une place rapidement et près de l'entrée (chose assez rare pour être soulignée) En sortant de la voiture, une contraction me cloue sur place, je fais de mon mieux pour ne pas crier, mais je crois que j'ai quand même fait peur à mon monsieur qui passait par là.

Une fois passé l'épreuve de l’ascenseur (Il vibre, le saligaud), nous sonnons à la porte du bloc obstétrical après avoir reçu les encouragements d'une dame qui a du voir à ma tête que c'était le grand jour.

A la sage-femme qui nous ouvre, je ne peux que dire "je crois que c'est pour bientôt". Elle nous amène en salle d'examens, j'ai l'impression qu'elle court, je n'arrive pas à la suivre. Elle m’examine: "Ah ben on va s'installer, vous êtes à 4!" Je n'en attendais pas temps!

La suite au prochain épisode...

jeudi 15 janvier 2015

Bon plan bébé chez Intermarché


Un petit article rapide pour partager avec vous un bon plan pour les futures et jeunes mamans chez Intermarché.

En ce moment et jusqu'au 13 février prochain, vous pouvez retirer gratuitement en magasin votre trousse naissance.

Pour cela, il suffit de s'inscrire au club famille d'Intermarché sur le site www.monquotidienavecbebe.com  (ce qui permet déjà en soit de bénéficier de 10% d'avantage carte en permanence sur le rayon bébé ainsi que des bons de réduction). Il suffira ensuite de vous rendre dans l'Intermarché participant que vous aurez choisi avec la carte de fidélité et l'e-mail de confirmation de la réservation de la trousse, et voilà!

Alors, à quoi ressemble cette trousse:

D’abord elle est assez grande: environ 25x18x10cm, ce que je trouve très pratique pour l'utiliser au quotidiens et en voyage avec bébé.
Ensuite elle est plutôt jolie et unisexe: blanche avec les coutures violettes et des dessins d'animaux trop mignons



Ensuite, son contenu: On peut dire qu'elle est bien garnie et ça fait plaisir!
Alors voilà la liste exhaustive de ce qu'elle contient:
 -Un protège carnet de santé en plastique aux couleurs de la trousse
 -Un petit magazine qui permet d'une part de découvrir tout les échantillons proposés et d'autre part il contiens tout un tas de question/réponses pratiques sur l'arrivée et les soins de bébé. Moi je le trouve plutôt bien fait et sympathique
 -Un carnet de bons de réduction à valoir chez Inter et sur tous les produits présentés. Il y en a en tout pour 17€ de bons.
 -Une petite bouteille de 33cl d'Eau minérale de Luchon, bonne pour l'alimentation des bébés bien sur
 -2 compotes pour bébé de la marque Pommette (La marque bébé d'Inter), pommes/coing
 -Un petit pot Blédina à la carotte
 -Un petit pot de compote de la marque bio Hipp Pomme pèche
 -Un stick de Blédine à la vanille (de la marque Blédina). Alors moi je ne connaissais pas, c'est une préparation à base de céréales instantanées adaptée à bébé. Un stick permet de faire 2 biberons.
J'ai vérifié, pour tout ce qui concerne de la nourriture, les dates de péremptions vont suffisamment loin pour d'un bébé qui n'est pas encore né puisse en profiter, en tout cas, pour moi ça devrait être bon. Ce ne sont pas des dates courtes.
 -Une couche New Born de la marque Pommette (spécial nouveau né taille 2: 3-6 kilos)
 -Une couche Pampers New Baby taille 2: 3-6 kilos
 -Un paquet de 5 sacs à couche parfumés de la marque Pommette
 -Un échantillon du gel corps et cheveux pour bébé sans paraben de la marque Biolane
 -Un échantillon de liniment Biolane
 -Un échantillon du gel lavant surgras bébé pour corps et cheveux de Mixa Bébé
 -Un échantillon de l'huile lavante corps et cheveux Bonne nuit (qui est censée apaiser, relaxer bébé) de chez Bébé Cadum
 -Un échantillon de la crème Mixa Intensif peau sèche Soin nutritif vergetures et post grossesse (utilisable pendant l'allaitement)
 -Un échantillon de l'huile sèche visage rénovatrice de chez Mixa
 -Et enfin, un échantillon du dentifrice Oral B 3DWhite Luxe Glamourous Shine

Et voilà!
Moi je suis ravie d'avoir récupéré cette trousse, qui va me permettre de découvrir plein de produit, pour chouchouter mon bébé et prendre un peu soin de moi.

Alors elle vous plait? Il faut se dépêcher, elle n'est disponible que jusqu'au 13 février!








(Je suis navrée, je ne comprends pourquoi une des photos ne veut pas se mettre dans le bon sens, si quelqu'un peu m'expliquer je suis preneuse!

mercredi 14 janvier 2015

La dernière ligne droite...



Tout d’abord, bonjour à toutes (tous?) et bonne année! Si tant est qu'on puisse encore le souhaiter avec ce début d'année effroyable.

J'ai bien conscience d'avoir désertée le blog un bon moment, pourtant j'ai une tonne d'article à écrire, et autant de chose à vous raconter. Mais comment dire, j'ai eu un passage à vide. Voilà

Mais aujourd'hui, j'ai envie de retrouver un climat de normalité et de douceur après des jours passés devant les infos à me demander si je n'étais pas la reine des égoïstes à vouloir faire naître un enfant dans un monde pareil.

Bref, voici donc des nouvelles du plancton, en vrac et peut être de façon décousue. Pardon d’avance.

J'entre officiellement dans mon neuvième mois. Désormais, le plancton peut arriver quand il veut sans problème.
Et ça fait peur! Lui est peut être prêt mais moi pas du tout! Tout les achats nécessaires à son arrivée ont été faits bien sur. Cet enfant est désiré plus que tout, et avant qu'il ne s'installe dans mon ventre, j'étais particulièrement sereine. J'étais pleinement consciente, qu'il y aurait des hauts et des bas, et surement des moments de galères, mais pour moi, on ferait surtout comme on pourrait et il n'y avait pas de raison qu'on n'y arrive pas. Mais plus ça va, moins je me sens prête Je suis envahie de questions existentielles et de doutes. Serai-je une bonne maman? Est-ce que je vais savoir m'occuper de lui? Est-ce qu'il m'aimera? Je crois qu'il est temps qu'il arrive que l'on soit enfin plongé dans le bain de cette nouvelle vie. Quand il sera là, il sera là, il faudra assurer et puis c'est tout!

En tout cas, lui va très bien. Il a l'air de se plaire dans sa piscine. Il gigote tant qu'il peut. S'en est parfois fatiguant, même si j'adore voir mon ventre bouger et le sentir s'agiter. Mais j'avoue que ces dernier temps il me tarde de retrouver mon corps pour moi toute seule. J'ai vraiment la sensation qu'il ne m'appartient plus, pourtant je n'en ai jamais autant pris soin. C'est assez paradoxal.
Toujours est-il, qu'à la dernière écho, tout allait bien, ni trop gros (notre grande peur) ni trop petit, on était rassurés.

Quand est-il de mon diabète gestationnel? Et bien, il est toujours là ce saligot!
Evidemment, je suis toujours au régime, et également sous insuline le soir. Mais finalement les contrôles glycémiques quasi systématiques et les piqûres, ce n'est pas si contraignant que ça, je m'en suis plutôt bien accommodée. Le régime par contre a été assez difficile. Au début, j'ai eu faim, et j'ai toujours faim parfois, mais j'arrive plutôt bien à le gérer. En tout cas, j'ai perdu du poids et normalement, je devrais sortir de la maternité plus légère qu'au début de ma grossesse.
Finalement, ce n'est pas tant la faim le plus difficile, mais la frustration, surtout en période de fête. Evidemment, pas de fois gras, saumon fumé ou autre fruit de mers. Mais aussi, pas de bûche, pas un seul chocolat, pas d'apéro parce que le plus souvent à base de feuilleté ou toast, ni même de jus de fruit et pesée de chaque féculant. Difficile d'expliquer que même à Noel, on n' a droit qu'à 2 cuillères à soupe de patate.
Bon j'exagère un peu:, en augmentant la dose d'insuline le soir (sous couvert de mon médecins bien sur), je me suis quand même accordée des petites parts de bûches.
Résultats: le diabète est maîtrisé, mais je rêve de truffe en chocolat et de galette des rois, ou simplement de pain frais avec de la confiture!
J'ai très peur de céder à toute mes envies dès la sortie de la maternité et de prendre tout les kilos de grossesse après la grossesse!

Pour le reste, ben tout va bien. Je me sens telle une baleine échouée, et il m'est de plus en plus difficile de me mouvoir. Mais mon corps me plait, malgré les vergetures, les douleurs ligamentaires et autres petits désagréments. Et vous pouvez me détester: je n'ai aucune difficulté à dormir! Les insomnies de ne sont pas passées par moi,et je bénie ma vessie de me permettre de tenir toute la nuit!

Voilà pour les new's. J'espère ne pas attendre aussi longtemps pour vous faire à nouveau un petit coucou par ici, avant que le plancton ne pointe le bout de son nez j'espère!