dimanche 31 août 2014

L'avocat, le nain et la princesse masquée de Paul Colize: un pollard tout en légèreté


Pardon d'avoir un peu déserté le blog. Ce dernier mois a été assez intense au boulot, et je n'ai pas pris le temps de rédiger la tonne d'article qui m'attend.
Pourtant cela fait une éternité que j'ai fini ce livre, il est grand temps de vous en parler.

Il y a les auteurs qu'on lit parce qu'on les aime et qu'on est fidèle. On sait qu'on ne sera pas déçu on attend leur livre avec impatience. Et puis, il y a ceux qu'on découvre par hasard, et détour d'une allée de librairie parce que la couverture attire notre regard.

C'est donc ce qui c'est passé avec L'avocat, le nain et la princesse masquée de Paul Colize.




De quoi ça parle:
Huges Tonnon est un ténor du barreau belge en matière de divorces et autres séparations délicates.
Alors c'est tout naturellement qu'il accepte de défendre la starlette Nolwenn Blackwell qui veut faire cracher son argent à son ex financé adultère.
Huges et Nolwenn s'entendent bien. Trop bien même puisqu'ils passent la nuit ensemble après une soirée arrosée. Le problème ? Huges se voit réveillé le lendemain matin chez lui par la police. Nolwenn a été assassinée. Il est la dernière personne à l'avoir vu vivante. Pour la police sa culpabilité ne fait pas de doute. Le seul moyen de s'en sortir: démasquer lui même l'assassin.

Ce que j'en pense?
Je ne connaissais pas du tout Paul Colize. Je n'avais aucun a priori. Seule la couverture et ce titre intrigant m'ont attiré. Cette histoire est pleine d'humour et d'action.
C'est une course poursuite à travers le monde complètement abracadabrante. Au départ, ça n'a ni queue ni tête et puis les choses se mettent en place et cette énigme policière arrive à trouver tout son sens. C'est plaisant.
On s'attache facilement au héro, cet espèce de dandy trop raffiné pour se mêler d'affaire policière. Il n'a pas l'étoffe du héro d'action et on se demande (un peu comme lui d'ailleurs) ce qu'il fait dans cette galère.
C'est très agréable, peut être pas assez pour pour que je veuilles à tout prix découvrir les autres œuvres de l'auteur, mais si d’aventure j'en croisais au détour d'un rayon de librairie, alors pourquoi pas.







mercredi 6 août 2014

L'échographie du 1er trimestre: le soulagement



J'ai un peu tardée à donner des nouvelles du plancton mais j'attendais les résultats de mes dernières analyses de sang pour être totalement rassurée.

TOUT VA BIEN!

Le plancton a, je cite: "4 membres composés de 3 segments". Autrement dit: 2 bras, 2 jambes avec des mains et des pieds!

Il a une jolie tête bien ronde et il suce son pouce. Il bouge dans tout les sens mais sait rester calme quand le docteur doit faire ses mesures.

Il mesure 5.2cm avec un fémur de 5mm.
Son coeur bas à 162 battements par minute.


Oui c'est peut-être  idiot, mais je m'extasie devant ces chiffres. Je trouve ça incroyable qu'il y est ce si grand plancton dans mon ventre.

Les marqueurs sériques et la clarté nucale sont bons. A priori, pas de soucis à ce faire de ce côté là.

Cette écho est passée si vite. Cette rencontre avec bébé rend les choses plus concrètes mais j'ai quand même du mal à réaliser que ce petit être que je vois à l'écran grandit en moi.

Pourtant tout s'accellère: les démarches administratives, l'annonce à la famille et aux collègues, songer au mode de garde...

Cette écho, c'est le feu vert: on peut y aller, en route vers bébé!



lundi 4 août 2014

La Guerre Mondiale 1914-1918 de Pétain présentée par Jean-Jacques Dumur: un livre d'histoire très à propos qui me tient particulièrement à coeur


Ou comment faire des titres à rallonges.

Aujourd'hui, c'est un livre très particulier que je tiens à vous présenter. Il ne s'agit pas de théâtre. Il ne s'agit pas d'un roman ni même d'un essai ou d'une biographie.

Ou plutôt si, une biographie: la biographie de la Première Guerre Mondiale. La Grande Guerre.
 En cette période anniversaire (n'existe-t-il pas d'autre mot que celui-ci qui a normalement une connotation joyeuse pour désigner cette situation?) je ne doute pas que ce livre attirera aussi bien les férus d'histoire et de stratégies militaires que les curieux.

Voici donc: La guerre Mondiale racontée par le Maréchal Pétain. Ce livre est présenté par Jean-Jacques Dumur.



Avant toute chose: dans ce livre, comme dans cette chronique, il n'y a pas d'idéologie, pas de politique, pas de partis pris enfiévré.
Chacun pense ce qu'il veut de Pétain et de l'impact qu'il a eu dans les deux conflits mondiaux. Rappelons toute fois qu'au sortir de la Première Guerre Mondiale, il était considéré comme un héro.

Ceci ayant été dis, de quoi s'agit-il?
Pétain, Grand homme de Guerre, a retracé le déroulement de ce conflit. De manière méthodique, précise et factuelle, il raconte ce qui s'est passé. Pas d'état d'âme ici, pas de considération politique, pas même l'évocation des dommages causés par la guerre: les faits, rien que les faits de guerre.
Presque comme un dictionnaire, il relate du début à la fin et pour chaque front,  les mouvements de troupes, les affrontements, et tous ce qui est en rapports avec la stratégie militaire.
Le front franco-belges, le front russe, les Balkans, les colonies, la guerre maritime: tout est méticuleusement décrit.
On trouve également dans ce livre un tableau récapitulatif permettant de mieux s'y retrouver dans les dates; ainsi qu'un lexique pour trouver au plus vite ce qui nous intéresse.
Par ailleurs, sont associés à ces écrits , les croquis de guerre explicatifs dessinés eux aussi de la main de Pétain.
Et des extraits du manuscrit original sont incérés au milieu du livre, rappelant la source particulière de ces écrits.

Ce livre est sans aucun doute le plus précis qui puisse exister sur les faits de guerre puisque venant directement de la main de celui qui en donnait les ordres.
C'est une mine d'or pour les passionnés de cette période.
Peut-être un peu rébarbatif pour les non avertis, il ne faut pas le voir comme un livre à lire d'une traite mais plutôt comme une encyclopédie ou on pioche ce qui nous intérresse.
Mais attention, je le répète, il ne s'agit que des faits de guerre et de stratégie militaire.

Alors pourquoi ce livre me tient-il à coeur ?
Vous connaissez maintenant mon goût pour les romans historiques. Mais la stratégie militaire ce n'est pas vraiment mon fort.
Non. Il y a une toute autre raison. Au delà de l'histoire qui est racontée, ce livre a sa propre histoire.
Laissez-moi vous la raconter.

Jean-Jacques Dumur est un ancien militaire à la belle carrière et un professeur et dessins et peintre reconnu. Il est également un ami de ma famille. Un ami tout court.
Un jour, une dame dont il est proche, fait de lui son mandataire pour régler au mieux la succession difficile de son mari décédé. En rangeant vieux livres et documents, il tombe sur un manuscrit très étrange, sans signature, simplement intitulé La Guerre Mondiale, avec au dos le portrait du maréchal. Jean-Jacques est un militaire averti et un érudit, même sans s'enflammer, il sent bien qu'il tient entre ses mains un objet d'une valeur historique exceptionnelle.
Passé, le choc de la découverte, il se demande qu'en faire. Il s'agit de faire reconnaître sa valeur historique sans tomber dans le piège de ceux qui ne verront que sa valeur vénale.
Mais avant toute chose, il faut faire authentifier ce manuscrit.
C'est alors un parcours du combattant de plusieurs années pour faire reconnaître ce document que va éprouver Jean-Jacques, jusqu'à la délivrance et enfin la publication.

Cette histoire, son histoire, il la raconte à la fin de ce livre (de façon bien plus détaillée bien sur). Et j'avoue avoir commencé ma lecture par là.
Ce récit est particulièrement touchant.
Pardonne moi Jean-Jacques, je me permets de donner mon avis sur ton écriture, même si ce n'est pas l'objet principal du livre, mais c'est ce qui m'a le plus attiré.
Jean-Jacques n'est pas un écrivain. Il est un ancien militaire. Il est un peintre. Mais il est surtout un homme qui a vécu une longue et difficile aventure avec ce texte. Et on sent dans son récit une sorte d'empressement et de soulagement à enfin se délivrer de ce lourd cadeau (de ce lourd fardeau?). Vite vite, raconter, vite tout dire avant que l'histoire ne lui échappe, avant qu'on l'en empêche.
Tu en avais gros sur la patate comme on dis.
Son histoire est détaillée de son parcours personnel et détaillée de ses connaissances historiques. Ce mélange est agréable même si, ce texte n'a pas la fluidité qu'aurait celui d'un écrivain, qu'aurait celui d'un homme apaisé face à toute cette histoire. Car même s'il ne mâche pas ses mots et évoque par exemple les  tentatives de corruption dont il a été l'objet, je sais moi, que ce récit est infiniment plus politiquement correct que ce que la réalité des faits l'aurait autorisé à dire.

Voilà. C'est un très beau livre.
Je suis heureuse qu'il est pu voir le jour.
Heureuse pour l'Histoire.
Heureuse pour Jean-Jacques.