jeudi 12 juin 2014

Un plancton dans le bidou?


Il m'a fallu un moment pour me décider à publier cet article. J'avais d'abord besoin d'être rassuré. C'est chose faite. Alors...



Un an. Un ans d'essai.

Un rendez vous avec ma Gynéco été prévu pour essayer de comprendre ce qui se passe, pourquoi cela ne fonctionne pas.

J'ai vécu le mois de mai dans un total lâché prise. En me disant que de toute façon, il ne se passerai rien ce mois-ci puisque j'ai un problème (je n'ovulerai pas, selon mes courbes de températures).
J'ai ainsi retrouvé des moments complices "normaux" avec mon homme. Sans prise de tête, sans pression, sans arrière pensée.

Et puis vient le moment de l'attente. Pas l'attente des premiers signes, non. Juste du cycle suivant, le cycle de plus.

Un jour. Tout va bien

Deux jours. Ce sera pour demain

Trois jours. Bon qu'est ce qu'elles fabriquent?

Quatre jours. Cette attente va me rendre dingue.

Cinq jours. Mon homme me pose LA question: quand est-ce qu'on se réjouis?

Cinq jours et quelques minutes: chéris je reviens, je vais faire une courses.

Six jours, un dimanche matin à 8h: plus que quelques secondes d'attente.

Six jours, un dimanche matin à 8h01: Deux barres.

Six jours, un dimanche matin à 8h02: Je suis enceinte...... JE SUIS ENCEINTE (BORDEL)

La prise de sang le confirmera deux jours plus tard.


Voilà, un an tout pile après avoir arrêté la pilule, un petit quelque choses semble s'être installé dans mon bidou.
Un tout petit quelque chose. Encore plus petit qu'une crevette: un plancton. C'est mon homme qui a trouvé ce nom, j'adore.

J'ai d’abord été dans l'euphorie, puis dans l'angoisse. Ma hantise était de revoir à l'écran de ma première écho mon ventre vide. Mais je l'ai eu cette écho et mon ventre n'est pas vide. Il y a même un petit cœur qui bas. Un tout petit coeur, bien caché, bien au chaud.
Alors bien sur, il reste fragile, mais je suis déjà plus sereine.

C'est drôle. N'y pense pas, est le conseil le plus débile qu'on puisse donner à un couple qui essaie de faire un bébé. Mais c'est peut être aussi le plus censé. Le lâché prise a du bon.

J'ai un plancton dans le bidou.

vendredi 6 juin 2014

L'empire des Loups de Jean-Christophe Grangé: Un thriller parisien qui sent fort l'Anatolie


Pendant le mois de mai, je n'ai pas été au meilleur de ma forme. Alors le rythme de mes lectures s'en ai ressenti. Mais j'ai quand même réussi à finir un Grangé.

J'aime les thriller de Jean-Christophe Grangé. Il y a de l'angoisse, du sang, des intrigues bien ficelées, des personnages forts, bref c'est efficace. J'ai donc enrichie ma collection avec l'Empire des loups


De quoi ça parle?
Il y a au début deux histoires bien distinctes qui vont bien sur se mêler par la suite.
D'abord il y a Anna. Épouse d'un haut fonctionnaire de la police, elle est victime de graves troubles de la mémoires. Elle ne reconnait plus son maris. Elle a des visions d'horreurs. Elle se sent sombrer dans la folie. Pas très réjouissant. Son mari l'amène voir des médecins mais elle n'a pas confiance, elle sent qu'ils lui veulent du mal, qui  lui cachent quelque chose. Alors elle s'enfuie et va tenter de trouver elle même les réponses à ses questions.
Ensuite, il y a Paul Nerteaux, jeune capitaine de Police confronté aux meurtres en série particulièrement atroces de jeunes femmes clandestines du quartier Turcs. Pour l'aider dans son enquête il fait appel à Jean-Louis Schiffer, un ancien flic à la retraite aussi implacable et violent que doué dans son travail.
Évidement ces deux histoires sont liées et vont s'articuler autour de manipulations scientifiques, de mafia turque, de destins imposés, de mythologie d’Asie centrale, de la puanteur du Paris sous terrain, que les gens "normaux" ne soupçonnent même pas et d'une violence de tous les instants.

Ce que j'en pense:
 Au début, les deux histoires sont bien cloisonnées. Si bien qu'il faut faire un effort pour se rappeler les intrigues quand on passe de l'une à l'autre. Il faut attendre presque la moitié du livre pour que le lien se fasse enfin.
Et à partir de là, comment dire. ça part en cacahouète. Le rythme s'accélère, l'intrigue se complexifie, les personnages montrent un nouveaux visages.
Ce tourbillon soudain me laisse un peu perplexe. Je trouve l’ensemble un peu trop tiré par les cheveux. Et il y a un peu trop de "heureux hasard" dans les péripéties.
D'habitude, dans les romans de Grangé l'angoisse monte et on se laisse prendre au jeu grâce à des intrigues bien menées et cohérentes même s'il y a une part de irrationnel.
Ici, je tique. C'est un peu fouilli, comme ci l'auteur ne savait pas faire de tri dans tout ce qu'il voulait aborder

Je suis un peu déçue, j'ai du mal à retrouver ici le Grangé qui fait vraiment flipper.